Tous les articles par Norbert Rogier

coupo santo

  • provençau,veici la coupo….provençaux,voici la coupe
  • que nous vèn di catalan….qui nous vient des catalans
  • a -de -rèng beguen en troupo….tour a tour buvons ensemble
  • lou vin pur de noste plant…le vin pur de notre cru
  • COUPE SANTO…coupe sainte
  • e versanto….et debordante
  • vuejo à plen bord….verse a plein bords
  • vuejo abord…verse a flots
  • lis estrambord ….les enthousiasmes
  • e l’enavans di fort…et l’énergie des forts
  • D’un vièi pople fièr e libre….d’un ancien peuple fier et libre
  • sian bessai la finicioun….nous somme peut-etre la fin
  • E, se toumbon li felibre…et,si les felibres tombent
  • toumbara nosto nacioun….tombera notre nation
  • (se canto dre…..se chante droit)
  • pèr la glori dou terraire….pour la gloire du pays
  • vautre enfin que sias cousènt …..vous enfin nos complices
  • catalan de liuen,o fraire…..catalans, de loin o fréres
  • coumunien toutis ensèn…tous ensemble communions








Notes historiques sur Beaumes (3)

L’Abbé d’Espily dit sur Beaumes, le territoire produit d’excellent fruits, il existe trois sources d’eau salées ou les femmes vont chercher de l’eau pour pétrir. Un industriel (traité déposé aux archives apostoliques) avait promis de faire un salin et d’approvisionner pendant 11 ans tout le Comtat en sel, mais il fut obliger d’abandonner son projet faute de bois. Il se faisait autrefois un grand commerce de muscat, d’huile de câpres mais on n’y récoltait très peu de blé ce qui a donné lieu à une réputation à Beaumes :  le pain manque toujours.
La plus ancienne notice sur Beaumes est celle qui fut prise dans un document des Evêques d’Orange ou de st Paul les trois châteaux. Ce document fut écrit en 1183, il remonte au 6 siècle et commence ainsi :

Eclisi ae sancti narari capella de balma cum capella santo maria de albuna.

En autre chose, il contient ceci : la commune de Beaumes doit son origine à l’action civilisatrice du catholicisme, la culture d’un anachorète en fut le berceau. La se format vers les premiers siècles de l’église un monastère gouverné par les moines de L’Ille de Barbe de Lyon , d’après les renseignements recueillis dans l’ouvrage du père Laboureur ( insula Barbara ). En 440, le monastère de L’ille de Barbe était très florissant, les moines s’étaient retirés dans des quartiers arides et pierreux pour trouver calme, silence et solitude. En 638, l’ordre des moines dit d’orient (ille de barbe) fut aboli mais comptait déjà un grand nombre de monastères, celui de Beaumes en faisait partie ainsi que le couvent des Dames de Leiyns (Courthézon) et le couvent de Prebayon construit en l’an 610 sous l’invocation de la Sainte Vierge. En 789, les Sarrazins dévastèrent Prébayon qui fut rétabli en l’an 850. Le domaine à l’extrémité de leur possession où fut bâtit la chapelle de st Christophe (Lafare). En 963, le torrent emporta une grande partie du monastère et ainsi finit ce monastère. Comme Beaumes a dépendu pendant longtemps du monastère de L’ille de Barbe, j’ai cru indispensable de dire quelques mots sur l’histoire des deux autres couvents de notre contrée.
Je reviens maintenant sur l’histoire de notre village, la première église de Beaumes fut l’église du cimetière dont il reste encore la nef latérale du midi, un ancien testament de 1606 fait une donation a cette église citée comme ancienne paroisse de Beaumes. Cette église était en forme de croix , la grande nef était très haute et étroite. Devant la porte se trouvait une pierre sculptée dans l’épaisseur du mur, probablement les fonds baptismaux. La porte était très basse. Au dessus une fenêtre haute et étroite, la nef centrale était couverte d’une voûte détruite pendant les guerres du 8 siècle. Cette église fut abandonnée au 12 siècle, époque à laquelle on construisit une autre église a l’intérieur des remparts qui devient une chapelle rurale au nom de l’église de saint Nazaire : cette église fut restaurée au 17 siècle et abandonnée en 1856. Un manuscrit nous apprend qu’au 12 siècle la nouvelle église fut construite a l’intérieur des remparts mais ne nous désigne pas le quartier. Voici ma pensée à ce sujet, il y a une très ancienne demeure derrière la terrasse qui était autrefois la maison du prévôt maison construite en forme d’église qui peut avoir été la première église dans le village. Après les guerres du 8 siècle le village qui était adossé au rocher des balmes fut rebâti dans le quartier ou il existe encore aujourd’hui ,il fut placé en hauteur   en hauteur comme tout les villages  de cette époque  et mis sous protection d’un seigneur, plus tard le remède devint pire que le mal bien souvent les seigneurs de Beaumes maltraités leurs sujets.

Beaumes fessait partie du domaine des contes de Provence, Guillaume fils de Bozon l’eut par héritage en 971,Phillipe le Hardi céda le contat qui faisait partie de la Provence  au Pape en l’an 1273 mais Avignon Oppéde Mornas et Beaumes ne furent points compris dans cette cession. Voici se que je trouve  dans un manuscrit dont les notes remonte en 1107sur le mot de Balmes:En l’an 1107 Raymond (seigneur de Beaumes)  donne a l’église des évêques le huitième des coupes de bois et le droit de dixième dans ces possessions  .L’an 1137 et le V des calendes de Mars ,le pape innocent 2  confirme par une bulle a Guillaume évêque d’Orange ,dans la possession de ses églises celle de beaumes sous l’invocation de st  Nazaire,celle de notre dame d’Aubune et celle d’Urban sous l’invocation de st Hilaire

Raymond seigneur et baron de beaumes et de Lafare par acte passé a l’Isle en 1274 vendit la seigneurie a Isnard de Mourmoiron

seigneur de Beaumes: milieu quatorzième  jusqu’à 1527 les Peyres après les Pierres et les montmorency,en 1570 Beaumes fut donné par le pape au Fortia jusqu’à la révolution 1789

Notre Dame D’Aubune

Ce monument antique dédié a la Vierge se trouve au couchant du territoire de Beaumes ,la tradition du pays parfaitement d’accord avec son architecture et les documents historiques dont nous allons parler fait monter son origine au huitième siécle.La fête de cette église est célébrée depuis un temps immémorial le huit septembre.La construction de Notre Dame D’Aubune est du a l’empereur Charlemagne , elle fut édifiée en reconnaissance d’ une victoire que Guillaume D’Orange remporta sur les sarrasins ,Guillaume arriva avec une vaillante armée un combat fut livré dans ce quartier,et les troupes de Guillaume pleines de force et de courage repoussèrent les sarrasins .Cette victoire qui avait précédée de plusieurs autres fut signalée a Charles-Magne qui de concert avec Guillaume firent vœux d’élevés sept églises dans la
Provence en l’honneur de la mère Dieu.
Notre Dame D’Aubune porte ce nom a cause de la victoire qui fut remportée a l’aube du jour dans ce quartier,peu de temps après un monastère qui dépendait de la fameuse abbaye deL’Ille de Barbe de Lyon s’établit autour de l’église.Plus tard an 1134 le pape innocent deux accorde par une bulle du cinq des calendes de mars Possession a guillaume évêque d’Orange ensuite elle appartient a l’Ordre des Templiers Dans les guerres du treizième siècle le couvent fut entièrement détruit, l’église épargnée en grande partie.Au quatorzième siècle le sanctuaire fut réparé et l’on construisit au couchant de l’église un ermitage qui existe encore.
En 1562 le baron des Adrets vint attaquer Notre Dame D’Aubune, il y eu un grand combat dans la plaine et le redoutable baron fut repoussé par les habitants de Beaumes auxquels les populations voisines prêtèrent leurs concours .Aubune fut encore menacée par le marteau destructeur en 1789,le deux novembre l’Assemblée Nationale déclare que tout les biens du clergé seraient mis a disposition de la nation .Le club des Jacobins avait délibéré que son clocher signe de féodalité serait démoli,pendant que les ouvriers mettaient la main a l’oeuvre une terrible tempête vint tourbillonnée autour de leurs tètes,et les ouvriers perchés qui n’ avaient demolis q’une partie de la corniche ne purent résistés au vent et partirent.
L’église de Notre Dame a été restaurée et agrandit a plusieurs époques différentes et le clocher ne date pas de la même époque que l’église,il fut construit au douzième siècle suite a une donation d’une comtesse de Provence :dicton,il y a seize trous et quinze sans (cent) cloches.Les deux chapelles latérales étaient dédiés a ST françois d’ assise et a ST antoine de padou.
Au mois de décembre 1881 un architecte des mines nommé Prevoit est venu visiter Notre Dame a découvert sur une pierre du clocher le nom de Hugot architecte du neuvième siècle?.
Dans la cession de la seigneurie de Beaumes, au seigneur des Pilles la famille des Pierre de Buocio qui en fire la vente s’étaient réservé des droits sur l’église de notre Dame surtout de nommer les ermites, et les prieurs qui devaient la desservir. En l’an 1686 Madame de Rus descendante de la famille des Pierre voulant conservé ses droits fit construire une loge dans l’enceinte de l’ancien monastère pour y loger un menuisier qui devait servir de second ermite ou de concierge a la chapelle.
Madame de Toulon de st Jale épouse de M de Fortia seigneur de Beaumes voulait aussi avoir la direction la direction de Notre Dame, les chauvines du chapitre se divisèrent alors, trois soutinrent les droits de Madame de Rus, trois ceux de Madame de Toulon
Monsieur Arnoux époux en seconde noce de madame de Rus et monsieur de Fortia n’agirent point dans cette affaire, toutes les discussions et le procès furent soutenus par les deux dames dirigées bien entendu par leur mari.
En l’an 1681 Madame de Toulon réunie une troupe de gens de St Jale et de tous les lieux voisins auquel elle donna pour uniforme une casaque grise cet attroupement vint formé une embuscade a Notre Dame le but de madame de Toulon était de s’emparer de notre Dame et de la démolir plutôt que de la laisser en pocession de madame de RUS, un combat fut donné plusieurs personnes furent tués et le feu mis au clocher. Tout était construit en pierre li n’y eu que des planches de détruites. En 1679 le bâtiment de l’ermitage fut donné a prix fait. La communauté de beaumes fut autorisée a vendre un jardin pour payer la dépense. Nous devons ajouter a l’histoire de notre Dame qu’il y avait aux deux piliers de l’Eglise quelques lettres d’un coté grec de l’autre latine, ce qui signifie l’union de l’église grec et latine ces inscriptions disparurent en 1830 sous les peintures du nommée Joseph Martin auquel on avait confié le soin d’embellir la chapelle .Autre note dans une visite de l’évêque d’Orange en 1600 les marguilliers de notre Dame demandent de planter des muriers dans le cimetière situé au levant derrière le sanctuaire, afin d’augmenter les revenus de cette église.en 1508 nous trouvons par une convention passée, une demande de passage des eaux pour les fontaines de beaumes ,il est fait mention que l’eau est conduite dans le jardin de l’ermitage par des tuyaus et traversera l’enclos du cloitre passant sous le cimetière

Notes historique sur Beaumes ( 2)

En 1774 la maladie de la morve sévit avec violence a Beaumes tuant un grand nombre de chevaux, de mulets,et d’ânes,cette maladie durât plusieurs mois.
En 1508 épidémie de la petite vérole un grand nombre d’enfants périrent de cette maladie d’autres restaient aveugle ou défigurés .
En 1832 au mois d’août a la suite d’une grande sécheresse, des moustiques ( cousins) vinrent par milliers désoler les habitants de la campagne et les animaux.Les paysans ne pouvaient plus cultiver les terres,quartier payard,les paluds et l’étang. Cette calamité dura une quinzaine de jours,les insectes disparurent par une forte bise qui dura plusieurs jours.
En l’an 1789 le tireur de boites demande aux consuls de réparer six boites qui sont en danger d’exploser a cause de la lumière qui est devenue trop grande,les boites seront réparées par sieur Atemory fondeur a Carpentras.Il y avaient avant la révolution six boites trois portaient les armes du pays avec date de 1700,les autres étaient plus anciennes.
Manuscrit d’un notaire de Beaumes de 1750:les habitants de Beaumes aiment beaucoup le tapage,ils ont l’habitude de célébré leurs fêtes a coups de détonations(boite)et au son des tambours,ils tiraient les boites a minuit la veille de noël et de pâques,il était encore usage a la messe de minuit de noël de faire péter les vessies de cochons, c’est a dire que les jeunes sautaient sur des vessies gonflées .
En 1764 une heure après le coucher du soleil les portes des villes et des lieux de Beaumes seront fermées,les portaliers pourront ouvrir jusqu’a 10 heures aux personnes connues.
Le premier feu d’artifice a été tiré a Beaumes en 1740 par M goubert de Gigondas notaire et artificier.
En 1769 le conseil délibéra au grand plaisir des habitants de faire une nouvelle porte au quartier qui depuis en porte le nom ( portail neuf).Le prix fait fut donné a M Mely de Carpentras et la boiserie a prix fait a André Boutié de Beaumes,le devis est ainsi expliqué:
premièrement la porte sera faite en bois de peuplier et doublé en bois de sapin de Grenoble,plus il sera fait un portissot de 3 pans de largeur ,plus un fronton de 6 pans de hauteur.La porte aura tout compris 11 pans de largeur et 17 de hauteur.Le préfacteur sera obligé de fournir tout les fers,les parmes auront deux pouces et demi d’épaisseur et seront de toute la longueur de la porte.
En 1824 on place une croix au quartier du portail neuf,en l’an 1866 et le 31 juillet l’eau arrive pour la première fois au quartier ,en 1871 les autorités républicaines font démolir les remparts du portail neuf pour vendre les pierres.
Cimetière de st Pierre ou il y avaient un grand nombre de sépultures, ce cimetière est situé,ce qui est devenue la promenade du cours, il était environ a 100 mètres de la grande porte de l’église.La croix qu’il y avait au milieu portait le nom de st Pierre,c’est là qu’on lisait au peuple les déliberations, la croix fut déplacée en 1826 a st Roch.C’est pendant l’épidémie de lèpre de 1629 que l’on a cessé d’ inhumer dans le cimetière de st Pierre.
En 1880,hiver très froid, pas de pluie le mont ventoux est dépourvu de neige, ce qui n’était jamais arrivé de mémoire d’hommes ,le bois et le charbon ont considérablement augmentés, les fontaines n’ont plus d’eau le 28 mai 1880 une forte bise a soufflée pendant trois jours, elle a tombée une grande partie des fruits.
La fête de st Nazaire a été célébré le 15 aout, elle a était très brillante, dimanche 10 heures procession suivie de la grande messe, après midi deux bals course de chevaux, de mulets, d’ânes , le lundi soir feu d’artifice .En 1880 demi récolte de blé la récolte a été très tardive, très bonne récolte de piches et d’amandes. En 1881 depuis le mois de novembre on s’occupe a travailler la terre pour planter des vignes et si cela continu le terroir de Beaumes sera tout transformé en vignoble ,on a trouvé le moyen de faire un second vin avec le marc de raisin.

Découverte d’une piscine romaine quartier de st Sébastien, on a trouvé des chapiteaux de colonnes avec des inscriptions suivante tracée la première sur une brique la seconde sur une pierre : VIR ORNM CIS RECENSEM en 1840 dans la même terre monsieur(x) y trouva a une profondeur d’un mètre plusieur chapiteaux avec l’inscription suivante : C MARIUS V I LL N .
En 1881 le village de beaumes compte 693ames plus la population éparse soit 1487 Ames, la population du village diminue toute les années cela est du au manque d’ industrie et la perte de la culture de la garance. En 1882 récolte extraordinaire d’abricots plusieurs personnes en ont distillé pour faire de l’eau de vie d’autre de la confiture, ce qui parait être pour l’avenir un nouveau genre de commerce.
Nouvelle maladie en 1885 de la vigne le mildiou . En 1870 une émine = 20 litres/ une éminée de 7 a12 ares selon les villages . Il y a eu trois grands combats dans notre contrée a des époques bien différentes , le premier eu lieu a l’invasion romaine dans la gaule , le second fut l’invasion des sarrazins au huitième siècle ,le troisième l’invasion des calvinisme au 12 siècle. Les ruines et les antiquités que l’on a découvert dans les plaines entre Beaumes et Aubignan dans le quartier de notre dame et dans celui de la montée de mornas nous affirment que les combats dont il s’agit ont eu lieu sur le sol que nous cultivons aujourd’hui et que nos montagnes ont été témoins de plusieurs victoires et défaites.
Il est probable qu’une légion romaine a campée au pied de notre montagne ou a été construit notre dame ,au nord de cette chapelle le terrain est encombré de tombes romaines en 1836on fit une tranchée dans ce terrain pour donner un écoulement aux eaux pluviales qui dégradaient la chapelle, on y trouva une quantité de tombes avec plusieurs objets romain, qui étaient enfermés avec les ossements, a une époque plus reculée a la montée de mornas dans une gorge une rangée d’ossements humains de trente cinq pieds de long,
en 1868 on trouva une pierre qui portait l’inscription suivante:
D M
ASPRISER XXTI
PATRIUSASPRI
PATRI ET SUIS
NAP XXV IN FP XXV
Traduction aux dieux Mames patrius aspri fils d’asprus Sextius a son père et aux siens, la dernière ligne désigne l’espace qui était occupé par les tombeaux de cette famille. une autre pierre fut trouvée en 1870 quartier des Roques elle était sculptée d’un guerrier romain et portait cette inscription :
APOLLINI M LVCINIUS
MAX SVMINUS
VSLM
VOLLVM SOLVIT LIBENS MERITO
Traduction Marcus Licinius maxsumus a payé volontiers son vœu a Appolon
non loin de cette plaine coté Aubignan en 1836 fut trouvé en défrichant une terre dans une tranchée de deux pieds de profondeur et cent pieds de longueur un sabre d’honneur gallo romain, des amphores, des urnes et plusieurs objets romain.

Détails sur la chasse à Beaumes

Au 16 siècle on pouvait chasser le loup et autres animaux sauvages et les lapins qui détruisaient les récoltes. Chaque année on annonçait à son de trompette l’ouverture et les règlements qui étaient alors des ordonnances du seigneur.
Délibéré de 1725 : interdiction de chasser à Beaumes du 1 avril jusqu’à la mi-août sous peine de 20 écus d’amende, la surveillance de la chasse était exécutée par des gardes champêtres et les gardes des portes de la communauté. Pendant la période interdite de chasse, les portaliers ne laissaient sortir personne avec des armes et fouillaient toute personne suspecte.
L’abondance de gibier à cette époque était due ( 17 siècle)  au petit nombre de chasseurs, aux mauvaises armes, et surtout aux nombreuse réserves du seigneur.
A la fin du 18 siècle, il y avait encore beaucoup d’oiseaux, surtout des grives. Les chasseurs en tuaient souvent une soixantaine par matinée,
en 1830, un chasseur qui en tuait une douzaine faisait bonne chasse.
Depuis peu d’années (1830), plusieurs espèces d’oiseaux ont disparus, notamment le bec croisé oiseau de passage et si l’on ne prend pas des mesures pour conserver ceux qui restent dans peu d’année il n’en restera plus un. (phrase retranscrite mot pour mot datant de 1830).
La chasse à Beaumes a été en premier lieu un droit de seigneur, les moines monastiques avaient aussi le droit de chasse. Le quartier de la garenne situé au nord de Beaumes porte ce nom à cause du grand nombre de lapins.
Une ordonnance de 1630 interdit de chasser aux pigeons, aux lapins, perdrix et lièvres pendant les mois d’avril, mai, juin sous peine de confiscation d’arme, amende de 4 écus première fois, 10 écus la deuxième fois, 25 écus troisième fois et du fouet à qui ne pourra pas payer.
En 1788 au mois d’octobre passage extraordinaire de grives, de grues, et de geais (cela annonce un gros hiver quand il passe des geais ).
En 1790, gros passage de tourdres, de cailles, les chasseurs aux filets ont pris beaucoup d’oiseaux de passage au portail des oiseaux. En 1794 beaucoup de cailles et d’alouettes, 1800 grand passage de tourdres, 1811 grand passage de cailles, beaucoup de lièvres et de lapins. En 1828, six sous la douzaine d’alouettes.
En 1829, hiver très rigoureux, les loups quittaient la montagne pour venir autour du village, s’introduisant dans les maisons ou les écuries et détruisant les lapins et les poules.
Notes remises par un chasseur(1829) : il passait des vols de toutes espèces au mois d’octobre, des milliers de Tuis de Linottes, de turins. Il y en avait deux espèces : lou vivoulounnaire et lou bramaire et ces deux espèces ne passaient que tous les deux ans.
En 1760 création d’une manufacture de poudre à Beaumes de Monsieur Gontard , poudre de chasse et de guerre jusqu’en 1818, on vendait de 15 à 20 sous la livre de poudre.

Urban

Demande des habitants d’Urban pour être réuni a Beaumes le 7 juillet 1811
Urban d’après une note trouvée en latin DE URBANUM signifie ville galante et bien bâtie aurait été une ville romaine tout a été détruit,
on ne trouve plus aujourd’hui une seule ruine(1872).
Eaux minérales d’Urban et de Montmirail, les sources qui sortent dans le terroir on fait l’ objet d’un long procès entre le seigneur Urban,  Montmirail ,Vaqueras .Procès commencé en 1744 finit en 1814,les eaux portèrent en premier lieu le nom de la fond de teule dans un vallon qui fait limite entre Urban Montmirail et la séparation du contat avec la principauté d, Orange.
Nous trouvons dans des archives qu’en exécution de l’arrêté de l’administration du district sous la date du 28 vendémiaire que les tonneaux de la cave de la dite PUSCO ,émigrée sont mis aux enchères. L’inventaire des tonneaux nous prouve que l’on récoltait beaucoup de vin au château Urban en 1789,ce vin était d’excellente qualité .En 1602, le village avait environ 500 habitants. Ce village fut détruit au huitième siècle par les sarrazins et rétablit  au douzième puis redétruit peu après par Raymond de Turenne qui soutint une guerre de deux ans dans le contat ,plusieurs villages disparurent  en cette époque en autre Arbusson situé entre Séguret et Gigondas .Depuis la dernière destruction et invasion du village d’Urban les seigneurs construisirent un nouveau château, en 1858 l’inscription suivante fut trouvée a Urban tout prés de l’église de saint hilaire

OVIES C.I.T INPACE

BEN .MORIAN PYMI.

NOV IXI FANSXXXMENS

ES.DIES.A SICREGESSIT

SVE.K.IVVII AS PUSCO

N SOIATUM VER

VENTA  C.SSS.C METVM PAX TC M.

Voici la traduction rapprochée de l’inscription

Pyminus de bonne mémoire repause en paix

il a reçu  vingt cinq ans trois mois et vingt six jours , il s’est retiré de ce bas monde a savoir   le vingt-cinquième jour avant les calendes de juin après le consulat de Verus Venancius pour l’éternité paix a toi

Verus Venancius était consul en 484ce qui fait reculé l’existence de Urban bien avant cette date , on a trouvé prés de ST Hilaire  beaucoup d’ossements humains , des pièces de monnaie en argent et en cuivre portant d’un coté des tétes coiffées de cheveux et de l’autre les lettres MA  une partie de ces médailles ce trouvent au musé d’Avignon.

Notes historiques sur Beaumes (1)

En 1765 le 11 du mois de juillet les conseils de Beaumes demande de faire courir la joie (fête) au vice légat d ‘Avignon, demande acceptée le jour de st Nazaire le vingt huit  courant (juillet).

En 1781 forte inondation le 7 octobre la rivière change de lit sous les rochers de Beaumes, le pont de st Roch très abîmé.

En 1789, après un hiver rigoureux, création d’un grenier  d’abondance achat de la communauté de 200 salmées de blé réparation de deux tours des remparts achat de poudre et de plomb pour la défense des habitants achat de 10 fusils et réparation de 40 fusils appartenant a la communauté obligation aux habitants de déclarer les fusils et de les remettre a la communauté.

En 1695 révocation du boucher de Beaumes  par le viguier de la cour car il n’a pas suivi les règlements  et a fourni de la mauvaise viande.

En 1770 défense aux habitants de Beaumes de faire du plâtre, de prendre pierres et bois  à la terre  d’Urban appartenant à la dite dame Pusco  sous peine de trois milles livres  d’amende.

En 1769,  une lettre de M. de Saveny se trouvant à Paris à son homme d’affaire à Beaumes.
Mon cher ami,
le jour de notre départ pour Urban est fixé du 10 courant nous arriverons vers le 15 à Beaumes et de là on nous conduira avec des mulets au château. Donnez des ordres aux fermiers afin que tous soit près a notre arrivée, ayez soin de faire remplacer les toiles de châssis de fenêtre.
Preuve qu’a l’époque le luxe n’était pas répandu mais largement compensé par l’abondance de fruits, de gibiers ,et du muscat nectar, et de récoltes de câpres très estimées a Paris.

Au 15 siècle il n’y avait à Beaumes que trois étoffes bien connues: le cadis, la bourrette, et la toile. La soie et les habillements de draps fins n’étaient portés que par la noblesse, les notaires et les bourgeois. Fin 17 siècle, les personnes aisées portaient pour les femmes une robe de soie et un habit bleu ciel pour les mariés.
Les maisons étaient très petites petites, les meubles consistaient en une table et une chaise par personne , un banc de lit avec paillage ,une crédence et un étancier pour les plats et assiettes en étain. Dans la cuisine, on trouvait le coque et la moque. Le premier était une canne percée placée près de la table ou l’on plaçait les cuillères et les fourchettes, le second une autre canne au dessus de la table ou l’on suspendait une lampe du nom de caléu . Proverbe très connu a l’époque lorsqu’une maison était très pauvre:
nia ni coque ni moque
La principale nourriture de Beaumes avant la culture des pommes de terre, était des légumes et les tians ou cassole d ‘herbes , ils mangeaient très peu de viande énormément chère, prix de la journée de travail 12 sous à peine le prix d’un pain qui était ordinaire et de très mauvaise qualité.

En 1789 , lorsque la banalité des fours fut abolie un nommé Gaudibert s’établi comme boulanger à Beaumes , le premier à faire du pain à Beaumes, il pétrissait tous les 15 jours et vendait son pain à grand peine , il y avait qu’une boucherie affermée par la commune tout les trois ans, on tuait alors qu’un seul mouton par semaine.
Au début du 18 siècle on vit apparaître à Beaumes les premiers parapluies recouvert de toile cirée, mais le luxe augmente et la toile est remplacée chez les dames par la soie, le parapluie devient parasol pour abriter du soleil. Bientôt le ridicule vint prendre place à coté du parasol, un sac de toilette que les dames portaient a la main pour tenir lieux aux mouchoirs. On disait alors pour désigner une femme élégante : elle porte le parasol et le ridicule.
Les instruments primitifs qui servirent aux danses à Beaumes furent le fifre et le tambour de Basque, ensuite vinrent le violon et le hautbois. Ce dernier fut remplacé par la clarinette, jouée pour la première fois à Beaumes par M. Guigue d’Orange, puis le tambourin fut à la mode dans les années 1830. Les peaux de loups étaient très recherchées pour les tambours.

Note sur les rues de Beaumes:
La grande rue quoique la plus petite, rue des personnes importantes (comtesse de Bus, famille Dumas, au 17 siècle Pusco, Gaudemari, etc…).
Rue de casal ; rue de M. de Casal dont la maison tenait toute la rue, elle fut divisée au 16 siècle.
Rue du château : rue qui conduit au point le plus élevé du village, dans cette rue se trouvait l’ancien hospice de Beaumes.
Rue rompe-cu : cette rue vient aboutir a la rue du château, elle porte ce nom à cause de la montée très raide de ce quartier.
Lou ban deis avoua : ce banc situé prés du portail de l’église, dans ce quartier il y avait un courant d’air pendant la belle saison les consuls et notables de Beaumes se reposaient en ce lieu, comme ce banc était souvent occupé par l’aristocratie, on lui donna le nom Lou ban deis avoua, c’est à dire des premiers du pays.
Première horloge placée dans la commune de Beaumes : nous trouvons dans des registres de 1510 un fragment de délibération ayant pour objet la demande de placer une horloge sur une tour des remparts de Beaumes. L’horloge dont il s’agit devait se monter deux fois par jour, les fonds de cette dépense furent payé moitié par le seigneur moitié divisée entre les habitants.
Il y eu un procès en 1746 entre Claude Roussin serrurier de Beaumes et les consuls du même lieu. M. Roussin devait se charger de la conduite de l’horloge moyennant un louis d’or par an ,mais 200 ans après l’horloge usée malgré tous les soins ne fonctionne plus.

Les notes sur les sujets ne se suivent pas pour une raison toute simple, nos recherches ne nous permettent pas de trouver tout à la fois sur le même sujet.